Académie des dirigeants Dirigeants d'entreprises et organisations des secteurs public et privé

Du 19 mars 2015 au 20 mars 2015 jusqu'à 22h30

Université d’été : Pourquoi prendre le temps de la bienveillance ?

Cap Sciences  |  ,

cap

Pourquoi prendre le temps de la bienveillance ? Parce que c'est rentable pour l'entreprise.

 

Tel était le thème conjugué les 19 et 20 mars par  l'Université de Printemps de l'Académie Régionale des Dirigeants.

 

Dans ces temps de crise et de guerre économique  il semble pourtant  évident que l'heure n'est pas à la faiblesse…or  la bienveillance ne serait-elle pas de la faiblesse ?!

 

Nos trois intervenants Juliette Tournand * (la bienveillance c'est rentable), Franck MartiN (le pouvoir de la bienveillance) et Olivier Lajous (le temps de la bienveillance), nous ont démontré avec chaleur, talent …et bienveillance, l'efficience pour nos entreprises de cette stratégie.

 

Déjà le congrès annuel de l'Academy Of Management en 2010 avait fait de « Dare to Care » (osez la bienveillance !) la nouvelle ligne de conduite des managers.

 

A l'instar du maître Zen Thich Nhat Hanh qui était intervenu à Davos lors du G7 de 2001 devant un parterre  des plus prestigieux   chefs d'états et  grands  patrons  sur le thème de l'essence du pouvoir, nos intervenants  nous ont démontré que plus qu'une recette de gestion, cette stratégie repose sur une réflexion profonde sur la nature des rapports humains et sur son propre positionnement.

 

Cap Sciences, qui nous accueillait pour la première fois, a donné à ces deux journées un cadre propice au foisonnement des questions et des idées, ainsi qu'une magnifique vue de l'éclipse sur le pont Chaban Delmas.

 

Rive droite l'Espace Darwin et son projet décalé et réaliste nous a permis de décliner le même thème lors d'une soirée de partage et de convivialité.

Yves Vignau

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements » nous rappelle Jean Marc Gancille, citant Charles Darwin, en accueillant la soirée de l'Université de Printemps de l'ARD.

 

Cette conviction d'une mutation nécessaire vers une autre économie, les fondateurs de l'écosystème Darwin dans l'ancienne  caserne Niel de la rive droite, l'ont décliné autour d'un projet particulièrement original qui a su jongler avec les limites de la transgression.

 

Parcourez ce lieu sauvé de la ruine et découvrez ses multiples activités  (http://www.darwin-ecosysteme.fr).

 

Cluster éco-créatif, coworking, pépinière d'entreprise, magasin général, éco-lodge, conciergerie, manufacture, hangar à skate, bivouac, chantier naval, ferme urbaine, magasins généreux, telle se révèle la palette des multiples activités déjà installées sur le site et ce n'est que le début.

Baba ou bobo-économie penseront certains, peut-être mais l'équipe constituée autour de Philippe Barre dirigeant d'Evolution, a créé en peu d'années un des projets les plus fédérateurs et intéressants de la région. A ce jour  une centaine d'entreprises et d'associations s'est installée  à Darwin, 350 personnes y travaillent, elles pourraient atteindre 500 à court terme.

 

Darwin ne vit pas de la charité publique, le montant des subventions est tout à fait marginal dans le budget. Les fondateurs ont su créer la confiance de partenaires financiers séduits par l'originalité du projet et le sérieux de ses gestionnaires.

 

En effet le mode de management conjugue un mélange subtil de dirigisme et de participation.

A Darwin l'évolution à un sens, celui décidé par ses créateurs… et s'ils étaient des précurseurs ?!

Yves Vignau

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